Pour BLYND, Frédéric Souterelle joue Kotchenko de la B.D. Brooklyn 62nd. Si tu n’as pas encore ni lu, ni écouté cette bande dessinée, voici un bref résumé : les rues de New York ne sont pas sûres : flics corrompus, tueurs sans scrupule, innocents en quête de justice... Brooklyn 62nd, ou le quotidien de Kotchenko et Reyes, deux flics du 62e commissariat de New York aux méthodes peu orthodoxes. Une plongée dans les bas-fonds de la ville, au cœur d’une ronde violente et impitoyable, où le seul moyen de mettre fin à l’enfer est de se mettre en danger.

Bonjour Frédéric, est-ce que tu peux te présenter ?

 

Bonjour, je m’appelle Frédéric Souterelle, et suis comédien, metteur en scène et toutes ces sortes de choses. Je touche à presque tout ce qui touche au spectacle : théâtre, cinéma, télé, et puis de la de voix aussi. Par exemple dans le jeu vidéo, j’ai joué plusieurs rôles : Kratos dans God of War depuis 2012, Sir Hammerlock dans Borderlands, Tahm Kench dans League of Legends, Barret dans Final Fantasy VII Remake. Sinon à la télé je travaille sur des choses assez rigolotes, comme Umbrella Academy où je fais le rôle de Hazel, mais aussi Designated Survivor. Dans Games of Thrones je suis la VF  du méchant, vilain, pas beau, laid Euron Greyjoy. Et puis me voilà qui débarque à Lyon pour faire l’excellent Kotchenko dans la série audio Brooklyn 62nd. J’avoue que c’est un exercice qui me plaît beaucoup.

 

Est-ce que tu lis des bandes dessinées ?

 

Évidemment j’étais comme tous les enfants des années 80, nourri à l’école franco-belge avec cette idée complètement idiote que la bande dessinée c’était pour les enfants. J’ai découvert un peu plus tard le Silence de Comès qui a été un choc fondamental. Je l’ai d’ailleurs rachetée l’année dernière, en belle édition. En plus, l’action se passe dans les Ardennes, et je suis moitié Ardennais. Donc… Big up aux Ardennes, à la Marne, à la Champagne... Après il y a eu Garulfo et De Cape et de Crocs. Je crois que c’est Ayroles qui scénarise ces histoires-là. Ce sont des B.D. à texte, hommage à la littérature française, à la littérature classique. C’est truffé de références, c’est à hurler de rire. C’est à moitié fantastique, à moitié historique. C’est un véritable bonheur. Beaucoup plus récemment, ça a été Morocco Jazz un album de bande dessinée à l’aquarelle. C’est surréaliste ! Le travail sur cet album, c’est génial. Donc, je vous recommande Morocco Jazz sans aucune restriction.

Que penses-tu penses de la BD Audio ?

Que penses-tu penses de la BD Audio ?

Quand j’ai eu le patron du studio au téléphone et qu’il m’a proposé de la B.D. Audio je me suis dit « le garçon il a des fils qui se touchent » parce qu’on est quand même sur un art visuel et il veut le rendre sonore. Puis je me suis souvenu, qu’à Radio France, quand j’étais animateur, on l’avait fait : réussir à rendre du visuel à l’audio, c’est complètement faisable. Maintenant on a des instruments vertigineux et surtout, c’est l’ambiance qui compte. Bien entendu que le travail graphique est importantissime dans la B.D. Mais si on est exclusivement sur l’histoire du scénario, ça peut devenir une série télé, ça peut devenir une série radio. Les ambiances, les sons, les musiques, les fonds, les voix… sont tous des instruments ! On peut effectivement passer du visuel à l’auditif. Franchement, je ne vais pas dire que j’avais un doute en arrivant mais… presque. Aujourd’hui, je suis un converti. J’ai hâte d’écouter non seulement celle-là, mais je l’ai fait donc je ne suis pas objectif, mais aussi d’écouter le travail des autres parce que ça me donne envie.