Dans le genre anticipation, l’auteur a réussi à explorer de nombreux sujets transversaux : de la toute puissante des données, à notre rapport à la culture, en passant par les différentes formes de parentalité et enfin par l’importance de l’art dans nos vies. Il semblerait que la plus explicite reste celle de la transmission, de l’éducation. Pourtant, alors même qu’Ugo Bienvenue s’attaque à de réelles problématiques, la douceur de l’histoire permet de placer l’aspect anxiogène au second plan pour laisser la place à une espèce d’espoir.

Yves Mathon a un boulot surprenant : il définit quelles sont les données qui doivent être supprimées. Étant donné que toute la planète souhaite tout stocker, la place vient à manquer. Yves en vient donc à devoir -grossomodo- effacer Les Misérables pour laisser la place à la nouvelle trend Tik Tok. Sauf qu’il est pas vraiment d’accord avec l’idée. Les grandes œuvres collectives qu’il doit donc effacer (il passe quand même devant une commission chapeautée par les Prophètes) ne le sont pas totalement.

Yves sauvegarde ces œuvres de manière illégale dans Mikki, le droïde domestique de la famille – qui porte son enfant au passage. C’est d’ailleurs l’élément central de cette histoire : le rapport entre ce robot et ce bébé. Mais on va pas tout te dévoiler. Ce serait excessivement dommage de passé à côté de cette petite merveille que nous offre Ugo Bienvenue. 

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